Le syndicat CGT des modèles vivants
Un collectif de modèles qui ont fait le choix de s’engager au service du collectif. Certains d’entre nous sont syndiqués, d’autres ne le sont pas.
Parce que l’appartenance à un syndicat nous permet d’être pris au sérieux et de dialoguer sur un pied d’égalité avec les institutions publiques (Urssaf, Inspection du travail, etc), les structures et les écoles qui nous emploient. Le syndicat permet aussi de ne pas être seul(e) en cas de difficultés.
La particularité comme la précarité de notre métier si spécial font qu’aucun d’entre nous n’est syndicaliste professionnel. Notre métier à toutes et tous, c’est celui de modèle et le temps que nous consacrons à la défense de nos droits est un temps entièrement volontaire et bénévole. Toutes les bonnes volontés prêtes à nous rejoindre, pour des actions ponctuelles ou durablement, sont les bienvenues !
Vous pouvez nous écrire à l’adresse suivante : info.modeles@free.fr
Le modèle vivant est salarié et relève du régime général de la sécurité sociale. Voir ici le rappel devant l’Assemblée Nationale : Question n°5527 : Statut des modèles d'art - Assemblée nationale
Comme tout travailleur salarié, le modèle et son employeur paient des cotisations sociales et il faut s’en réjouir. Même si la retraite peut sembler loin, voire inatteignable, quand on débute dans la carrière, chaque fiche de paie nous octroie des droits qui serviront au calcul de notre pension plus tard.
Et ce n’est pas tout ! Les cotisations sociales profitent à toutes et tous et immédiatement : aller chez le médecin, consulter son dentiste, passer une radio ou bénéficier de médicaments à la pharmacie comme d’une séance de kiné, tout ça à peu près gratuitement, en France, cela fait partie de notre quotidien, mais ce n’est possible que parce que nous payons des cotisations sociales et contribuons toutes et tous au financement de notre système de santé. Tout employeur ou tout modèle qui fraudent contribuent donc à mettre en péril les droits de toutes et tous.
Enfin, un contrat de travail, une fiche de paie, un modèle dûment déclaré, ça n’a l’air de rien, mais ça couvre l’employeur ou la structure en cas d’accident du travail ou de trajet.
La loi dispose qu’à compter du 1er janvier 2024, le suivi de l'état de santé des travailleurs multi-employeurs est mutualisé. Autrement dit, les cotisations sont réparties entre les différents employeurs, mais en aucun cas le salarié ne saurait être privé de son droit légitime à la médecine du travail.
Dans les faits, c’est beaucoup plus compliqué. Vous pouvez essayer de vous tourner vers la médecine du travail de votre employeur principal (déterminé en principe par l’ancienneté du contrat du travail). Il existe également des services de médecine du travail liés à l’inspection du travail. voir doc ici